19 AOUT 2011
Jean-Sébastien BONVOISIN suspendu 9 mois pour manquement à la réglementation antidopage
Jean-Sébastien BONVOISIN a été suspendu pour avoir manqué, par trois fois, à ses obligations de localisation dans le cadre du programme de contrôle antidopage.
Pour lui, Les ennuis datent d'il y a quelque temps, quand l'AFLD (Agence Française de Lutte contre le Dopage) lui annonce, par courrier, qu'il fait partie d'un
groupe cible, l'invitant à fournir son emploi du temps. Sans réponse de sa part et après plusieurs rappels et notification, il lui est envoyé un premier avertissement le 24
février 2010. Puis un second, le 17 avril 2010.
"J'étais en stage au Japon à ce moment-là, explique Jean-Sébastien BONVOISIN. Je pensais avoir correctement rempli mon dossier sur
Adams ( le fichier informatique sur lequel tous les athlètes de haut niveau doivent s'enregistrer), mais ça ne marchait pas. Et, pour ne rien arranger, quand j'ai eu connaissance de ce
second avertissement, je me suis fâché avec eux."
Après avoir enfin fourni son emploi du temps, le judoka pense être en règle, Seulement, les préleveurs de
l'AFLD se présentent à son domicile, le 6 juin 2010, pour un contrôle inopiné. La porte reste fermée : le judoka est à l'île Maurice, contrairement aux renseignements qu'il a fournis.
"J'ai dû partir pour un stage avec mon ancien club et j'ai oublié de les prévenir"
Cette troisième infraction équivaut, selon les règlements de l'AFLD, à un contrôle positif et appelle une sanction. La Fédération française le suspend alors pour
trois mois.
Mais le 31 mars dernier, BONVOISIN ne se présente pas devant l'AFLD, qui lui a demandé de venir s'expliquer.
"Je leur avais déjà tout dit précédemment, je pensais n'avoir rien à ajouter", justifie-t-il. L'AFLD alourdit alors sa
peine de six mois de suspension supplémentaires, sanction qu'il tente, sans succès, d'invalider devant le Conseil d'Etat.
"On n'est pas pro, on n'a pas d'agents pour s'occuper de nos affaires, conclut BONVOISIN. C'est
vrai que j'ai été négligent, mais j'ai eu l'impression qu'on voulait me mettre un gros coup de bâton pour faire un exemple."